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Désir d’enfant et préoccupations environnementales

Désir d’enfant et préoccupations environnementales

 

Comme chez toutes les espèces, le désir de se reproduire est instinctif et très puissant. Qu’en est-il chez l’être humain? Coincé entre le désir d’enfant et des préoccupations environnementales de plus en plus pressantes, comment se positionner de façon responsable? Et qu’est-ce qu’être responsable à cet égard? 

Ici, il m’est impossible de me poser en professionnelle compétente, mon point de vue est trop teinté. Je dépose donc dans cet article mes réflexions et celles de quelques autres personnes de mon entourage, jeunes adultes avec ou sans enfants. Mon objectif étant de stimuler la réflexion et les échanges sur le sujet. 

 

Mon expérience personnelle

Lorsque je me préparais à l’arrivée de mon premier enfant, en 1993, j’étais déjà préoccupée par les questions environnementales. Pas inquiète, non, mais je considérais devoir me soucier de ne pas consommer inutilement et de réduire mes déchets. À l’époque, il n’existait pas encore de programme au Québec pour encourager ces comportements de réduction, réutilisation et recyclage, la préoccupation n’était pas encore très commune.

Dans mon expérience, ça s’est traduit par restaurer de vieux meuble pour créer la chambre de bébé, me procurer des accessoires et vêtements de seconde main, utiliser des couches de coton, allaiter, fabriquer les purées, composter et favoriser une vie de quartier pour réduire l’utilisation de la voiture. 

J’ai également très, très peu voyagé, mais pour être totalement transparente, c’était surtout une conséquence du fait d’avoir quatre enfants. Difficile de dégager un budget intéressant pour découvrir la planète dans les circonstances!

Vous n’imaginez pas combien je me sens tellement privilégiée d’être devenue mère à une époque où il était encore si simple de poser des gestes significatifs pour préserver l’environnement et apaiser ma conscience. 

Mais était-ce réellement suffisant?

Et aujourd’hui, qu’en est-il?

 

Faire le choix de ne pas avoir d’enfant?

Un jeune couple de mon entourage me partageait ses préoccupations majeures à l’idée de mettre au monde un enfant dans les circonstances actuelles. Sachant que,

  • le Canada fait partie des plus grands pollueurs au monde;
  • l’impact de la naissance d’un enfant sur l’empreinte carbone est phénoménal ;
  • « notre maison brûle » pour paraphraser Greta Thunberg, comment y faire un enfant.

Même la crainte de faire naître une personne qui pourrait avoir un comportement écologiquement irresponsable, malgré l’éducation prodiguée, entre dans leur questionnement. 

« Avoir un enfant pour donner un sens à ma vie, ok. Mais quel sens aura sa propre vie? »

Deux personnes merveilleuses, qui ont tant d’amour, de joie et d’extraordinaires valeurs à transmettre. Et qui, pour être en accord avec leurs valeurs environnementales, ne deviendront peut-être jamais parent. 

Quelle perte que d’avoir créé ce monde de surconsommation! Ça m’attriste profondément. Mais j’entends leurs préoccupations et elles résonnent en moi.

 

Avoir des enfants?

Un autre jeune couple ayant pour sa part fait le choix de faire naître une famille et de l’éduquer dans des valeurs écologiquement responsables, me partageait ses réflexions sur le sujet. 

Chez eux vivre en accord avec ces valeurs se traduit par :

  • acheter usagé;
  • consommer très peu de viande;
  • favoriser l’achat local;
  • diminuer les biens matériels;
  • jardiner;
  • pas de voiture.

Bref, ils essaient de diminuer leur impact environnemental le plus possible. Et, en prêchant par l’exemple, ils souhaitent que leurs enfants soient sensibilisés et instruits sur ces enjeux.

« C’est sûr que ça fait partie de nos préoccupations. Faire trois humains qui consommeront à leur tour et qui vivront les conséquences des changements climatiques… »

 

Une étude pour le moins préoccupante!

Une étude conjointe des universités de Lund et de British Colombia(1) fait le constat qu’avoir un enfant de moins est le moyen le plus efficace de réduire notre empreinte carbone. On y nomme une réduction annuelle allant jusqu’à plus de 115 tonnes de gaz à effet de serre chez les états-uniens. Il faut savoir que cette nation compte parmi les plus grands pollueurs, cependant cette donnée demeure la plus significative mondialement, selon cette étude. 

 

Je dois avouer que cette étude m’ébranle et m’attriste. À la lumière de celle-ci, je comprends vraiment mieux le questionnement du désir d’enfant de la jeune génération d’adulte. 

 

L’impact sur la santé des enfants

Je ne m’étendrai pas sur cet aspect, car il pourrait constituer un sujet d’article à lui seul. 

La certification en naturopathie périnatale de l’école Cybèle en fait la démonstration dans ses enseignements. Déjà le placenta est envahi d’une très grande quantité de toxines dues à la pollution environnementale! Ce qui met en stress la santé de bébé avant même sa naissance.

Toujours pour cette même raison, un pourcentage de plus en plus important de jeunes enfants souffrent d’asthme et d’autres conditions respiratoires.

Et tant, et tant d’autres conséquences potentielles sur la santé de nos tout-petits. 

Il faut opérer des changements dans nos modes de vie. C’est inévitable.

 

Un questionnement douloureux

Le désir de se reproduire est un phénomène totalement naturel. Il est tellement primordial que la nature le choisi pour la survie de toutes les espèces. Il fait partie de l’instinct de survie de tous les animaux… sauf lorsque la sécurité immédiate n’est pas assurée. En est-on rendu là? 

Comment un phénomène aussi naturel que le fait de perpétuer l’espèce humaine a t’il pu devenir un enjeu pour la survie de la terre? 

Comment a-t-on pu en arriver là?!

Parce que les habitudes de consommation humaines sont tellement disproportionnées et malsaines, nous en sommes rendus à ce que les études concluent que l’impact le plus dommageable à l’environnement est la naissance d’un enfant supplémentaire. Misère! Ça fait mal, ça!

Comment a-t-on pu manquer de vigilance au point que nos habitudes de génèrent un tel chaos environnemental? 

Ce constat m’attriste, ma génération et la précédente ont manqué à leurs devoirs de considération envers la terre.

L’écoanxiété est malheureusement beaucoup plus qu’un terme à la mode. On la sent parfois très présente, surtout chez cette génération montante d’adulte. Et pour qui ne souffre pas nécessairement d’anxiété, les préoccupations environnementales sont néanmoins dans chaque esprit. 

Mon point de vue très personnel

Si tu me connais, ne serait-ce qu’un tout petit peu, tu te doutes bien que toutes ces réflexions m’attristent profondément. 

Mais, à la fois, je suis incapable d’être totalement défaitiste devant la situation environnementale. La grande rêveuse en moi ne peut s’empêcher de croire qu’après d’immenses pertes, l’humain finira par comprendre et agir afin de se rapprocher d’un mode de vie plus en accord avec la planète. Et que ça fera une réelle différence. Je le souhaite de tout mon être.

En moi, la femme mammifère, la mère, la grand-mère et la doula sont incapables de se résigner à croire que la naissance d’un enfant puisse contrevenir à la survie environnementale. Ça m’est littéralement impossible. Et personnellement, bien égoïstement, je ne pourrai faire autrement que me réjouir de voir encore naître des enfants dans la conscience. J’espère que l’avenir me donnera raison, mais je ne serai possiblement plus là pour le vérifier.

À la vérité, terre, qu’est-ce qui est requis ici?

Et toi qui lis ceci, quelle est ta réflexion sur le sujet?

 

(1)Seth Wynes and Kimberly A Nicholas 2017 Environ. Res. Lett. 12 074024, https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/aa7541/pdf

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