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CE BÉBÉ QUI N’ARRIVE PAS …

Ce bébé qui n’arrive pas…

 

 

Arrive un beau jour où un couple décide de fonder une famille. Une envie viscérale de créer le fruit d’un amour solide, de construire un foyer, de materner, d’élever, d’aimer.

 

L’excitation est palpable, les câlins vont bon train, le cœur gonflé d’espoir, la tête dans les nuages à rêver et imaginer ce petit bout.

 

Au début, le test de grossesse dont l’unique barre rose révèle un échec n’est pas une fatalité. Après tout il n’y a qu’une chance sur quatre de tomber enceinte lors d’un rapport sexuel.

 

Mais les mois passent, les déceptions s’enchaînent et peu à peu le doute s’installe. Pourquoi je n’arrive pas à tomber enceinte ? Est-ce que j’ai un problème ? Suis-je capable de porter un enfant ? 

 

Cette remise en question est douloureuse, elle peut même s’avérer dévastatrice pour la femme, pour le couple.

 

La joie se transforme en une infinie tristesse à la vue de bidons ronds, au détour d’un magasin de puériculture, à l’annonce des grossesses des copines. Le désir d’enfant devient obsessionnel, il est là, omniprésent, oppressant.

 

Les mots encourageants de l’entourage deviennent une véritable torture « tu te prends trop la tête, arrête d’y penser, lâche prise » ou « ce n’est peut-être pas le bon moment pour vous ». Les émotions sont niées, brimées.

 

L’attente devient insupportable, le couple décide d’aller consulter, pour vérifier, pour enlever un doute. Et le verdict tombe : syndrome des ovaires polykystiques, insuffisance ovarienne, endométriose, azoospermie et j’en passe. Des mots jusqu’alors peu ou pas connus. 

 

Entendre la nouvelle, reconnaître les difficultés de concevoir, c’est violent. Accepter que le corps soit défaillant pour une multitude de raisons, comprendre que le chemin sera plus long, laborieux, semé d’embuches et fatiguant autant physiquement qu’émotionnellement. 

 

Passé le choc, choisir ou non de recevoir de l’aide.

 

C’est alors que commence la course pour la vie, le parcours du combattant pour devenir parents. Batterie d’examens, de prises de sang, d’analyses. Suivi accru, stimulations ovariennes, piqûres à heures précises, rapports sexuels programmés. Et parfois même, il faut passer par la PMA, insémination artificielle, FIV, don d’ovocytes ou de sperme.

 

Continuer d’espérer la peur au ventre. Des mois, des années de lutte pour enfin voir ce fameux +. 

 

Se réjouir timidement, prudemment. Ne sait-on jamais si c’était une fausse joie. Et même lorsque la grossesse est bien installée, continuer d’être sur la réserve, avoir du mal à réaliser que ça y est c’est leur tour, un bébé est bien lové dans le creux du ventre de la maman. Se rendre à chaque rendez-vous prénatal le cœur battant, la gorge serrée.

 

Attendre un enfant est pour beaucoup un bonheur infini, source de joie et d’épanouissement mais pour certains cela relève du miracle et cela engendre un stress de chaque instant.

 

L’infertilité touche 15 à 25% des couples, soit 1 à 2 personnes sur 10.

 

Pour ces couples, être accompagné est d’autant plus nécessaire. En tant que doula, notre rôle est essentiel. Offrir une écoute non jugeante, un espace sécuritaire où ils pourront confier leurs peines, leurs doutes, leurs peurs.

 

Anaïs Jourda, Doula & Coach Périnatale

 

 

 

Auteur(s)Anaïs Jourda

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